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Voila, NTM livre une interview dans le nouvel inrock, j'essaierai de vous recopiez ca ce soir si j'ai le temps...
Perso, je l'ai pas encore lu donc je ne peux pas en dire plus...
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ok, merci pour l'info!!
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Il y a pas qu'une interview , ils font meme la couv' ![]()
Dernière modification par idriss (11-09-2008 19:27:768)
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Voila, ca m'a prit 1H30 mais j'ai pu tout recopier ![]()
NTM, MOI NON PLUS
On avait pris l’habitude de les rencontrer séparément, et à la fin de chaque interview, on posait la sempiternelle question : « Au fait, NTM, vous allez le reformer ? » La réponse était toujours la même : « Faut voir avec l’autre. » Et puis au début de l’année 2008, il y a eu cette porte soudain ouverte, lors d’interview accordées, séparément là encore, pour la sortie d’un best-of. JoeyStarr disait qu’il était « ouvert », et Kool Shen que « faire un stade de France pourrait être bien. »
La confirmation est venue quelques semaines plus tard, par le biais de Seb Farran, manager du groupe et grand architecte de cette reformation : NTM allait remonter sur scène après 10 ans de séparation. A Bercy, en septembre. On recevait des mails, des textos, c’était de la bombe. Le soir du retour du duo au Grand Journal de Canal+, on était devant la télé avec la même tronche ahurie que la première fois qu’on les avait vus, déjà chez Denisot, en 1990 dans Mon Zénith à moi. On retrouvait le truc derrière lequel on courait depuis des années : la rage et l’urgence qui ont fait de NTM le plus grand groupe de hip-hop et peut-être même de rock francais de ces 20 dernières années.
Quelques jours après leur tour de chauffe à l’Olympia, et un peu avant le marathon qui les attend à Bercy, ils ont accepté de nous rencontrer, ensemble cette fois. Il y avait quelque chose de grisant mais aussi de très émouvant à voir ces deux-là devant nous.
ENTRETIEN
Quel est le premier souvenir que vous avez l’un de l’autre ?
Kool Shen- Je me souviens de lui en primaire, on était dans la même école, mais on avait un an d’écart donc on traînait pas encore ensemble. Il était très grand, ça je m’en souviens. On ne se parlait pas, mais on savait qui était qui.
JoeyStarr-Moi, je me rappelle de ton survêtement, de ton poste et de ton lino, c’est tout. J’habitais dans une cité, et lui dans une résidence, c’était pas bon pour lui.
Et votre vraie première rencontre ?
KS- On était deux à faire du hip-hop à Saint-Denis, donc on a finit par traîner ensemble. On faisait du graffiti, un peu de danse. Après je ne me souviens pas exactement.
J-Ouais, c’est consommé depuis. Il n’y avait pas de réel leader, on était plutôt une bande de mecs. D’ailleurs, au niveau des graffitis, on n’était pas les plus brillants. Quand on s’est mis à rapper, on est devenus assez forts et on a été mis en avant de façon médiatique parce que le rap était le truc un peu vendeur.
A quel moment vous avez senti que vous alliez vous dissocier du reste de la bande ?
J-On n’a jamais ressenti ça. Ce qui nous est arrivé était inespéré, on n’attendais rien ? Même quand on a eu des rendez-vous dans les maisons de disques, on ne comprenait pas. Les mecs nous convoquaient et on allait voir ce qu’ils voulaient, c’est tout. On n’était pas là a se dire qu’on avait trouvé notre voie. Que les maisons de disques ou les médias commencent à s’intéresser a nous c’était bien, mais on n’avait aucun plan. La chance qu’on a eue, c’est que des mecs prennent le temps de nous écouter. Mais bon, c’était parfois n’importe quoi. Les mecs nous proposaient des paroliers, ou des trucs comme ça. Des paroliers quoi ! On était mort de rire et on se barrait au bout de 10 minutes. Le truc classique, faire des disques et des concerts, on était loin de ça. D’ailleurs le jour où on a sorti notre premier single, j’ai disparu pendant je ne sais pas combien de temps. Kool Shen m’a retrouvé au Rex, je crois, 3 semaines après. T’imagines un mec qui disparaît en plein pendant sa promo aujourd’hui ça n’existe plus. Je ne savais même pas que le disque commençait à marcher, qu’on nous demandait de faire un peu de promo. Il y avait un vrai engouement mais on ne savait pas où on allait.
KS-On n’était pas stupides, mais on n’avait jamais fait de musique de notre vie, on n’avait pas les codes, contrairement aux mecs qui arrivent aujourd’hui, qui savent déjà qu’il faut passer sur Skyrock pour marcher un peu.
Cette faculté à jouer avec le système, vous l’avez tout de même pas mal cultivée, ce n’était pas que de la naïveté ? A vos débuts, vous êtes quand même entourés par des gens assez « branchés », des photographes et réalisateurs comme Mondino, Stéphane Sednaoui ou Seb Janiak.
KS-Je pense que c’était une question d’attitude aussi. On a cultivé ça un peu à l’instinct. Tous les choix qu’on a fait, c’est nous et uniquement nous qui les avons faits. On n’a jamais essayé de ressembler aux autres.
J-Et puis je rappelle que Stéphane Sednaoui, les premières images qu’on a vues de lui, c’était une pub pour des merguez. Donc Mondino, OK, mais les autres à l’époque, ils n’étaient pas plus avancés que nous. On a eu un peu de nez peut-être, mais je crois surtout qu’on déroutait un peu les gens, et que ça leur donnait envie de faire des trucs avec nous.
Avez-vous déjà songé à l’idée qu’il pouvait exister une sorte d’accord tacite entre vous deux ? Que l’un pardonnait à l’autre tant que tout allait dans le bon sens ?
J-A partir du moment où on arrivait à nos fins, on passait outre beaucoup de choses effectivement. Et peut-être que ça a contribué à distendre un peu le lien, je ne sais pas. On ne se l’est peut-être jamais dit, mais je crois que ce qui nous maintenait, c’est ce sentiment de faire quelque chose d’assez extraordinaire, à notre niveau. Donc les trucs passaient un peu en force au final. On se disait : « Il est chiant l’autre, mais c’est tellement bien ce qu’on fait, j’ai encore envie de l’enculer. »
Qui a passé le plus de choses à l’autre selon vous ?
J-Je crois que c’est moi qui ait mis de l’eau dans mon vin, mais au final, c’est lui qui a fait le plus d’efforts, il me semble.
Kool Shen, tu as le sentiment d’avoir un peu tenu la maison ?
J-Traite-le de femme au foyer tant que tu y es (rires)…
KS-Tenir la maison, je ne sais pas, mais je crois que oui, je me suis un peu plus pris la tête au niveau de l’organisation. Mais il y a des performances qu’il peut faire dont je ne suis pas capable. Donc l’un dans l’autre, tout ça s’équilibre, et on arrive à une sorte de 50-50. Je crois que l’un sans l’autre on n’aurait rien fait.
Vous remplissez cinq fois Bercy aujourd’hui, ça vous aide à mesurer un peu mieux ce que vous avez construits à l’époque ?
KS-Bien sûr qu’on a fait un truc énorme, mais franchement ça ne m’occupe pas la tête, on fait notre truc au quotidien, on ne s’arrête pas pour compter les points. Le fait qu’on remplisse cinq fois Bercy, ça dit aussi pas mal de choses sur l’état du hip-hop en France.
Au moment de vous reformer, vous avez essayé de retrouver un peu cette urgence des débuts ?
KS-Oui, ça se passe encore sans calcul. C’est au jour le jour. Et d’ailleurs, quand il te raconte qu’à l’époque je n’arrivais pas à mettre la main sur lui et que je le retrouvais au Rex, je te dis qu’aujourd’hui, même avec le téléphone portable, les choses n’ont pas énormément changées (rires)…
Est-ce que pour caricaturer, on peut dire que Joey est la bête de scène et que Kool Shen est plus celui qui a œuvré sur disque ?
KS-A un moment donné, tu es quand même un peu obligé de sortir des disques. Non pas que ça ne m’ait jamais intéressé, mais c’est sûr que partir en tournée, c’est le moment que tu préfères. Et je crois que ce moment, Joey l’aime encore plus que qui que ce soit. C’est un fait, ça lui a toujours cassé les couilles de venir en studio, du coup c’est moi qui était le plus à l’œuvre dans ces moments là, mais la scène, c’est un truc que j’adore aussi. C’est comme les répétitions, j’y vais plus que lui, mais ça me fatigue tout autant, faut pas croire.
J-Je dois reconnaître qu’il est beaucoup plus besogneux que moi.
KS-Il a le beau rôle, un peu, t’as vu ? Cela dit, il a dût la faire sa tournée, après son album solo, et il l’a faite, donc bon, c’est qu’il est capable d’aller tout seul en répétition.
Dans quelle mesure tu as le sentiment que Kool Shen t’a protégé ?
J-Lui, me protéger, avec ses petits bras ? Je comprends pas bien ta question, mon grand…
Enfin, qu’il t’accordait des libertés en te laissant disparaître en pleine promo ou en pleine répétition ?
J-Mais je crois que c’était pas vraiment m’accordé de liberté, ou me protéger, non ?
KS-Ben dis donc, si ça c’est pas de la liberté, je sais pas ce que c’est…
J-Je sais pas quoi te répondre, honnêtement…
KS-C’est le mot « protéger » qu’il n’aime pas, je crois…
J-Je ne me suis jamais dit : « Je vais faire ça parce que je sais que lui il va faire ça », je crois qu’il n’y a jamais eu ce genre de calcul. La conjoncture a simplement fait que quelquefois, je n’était pas là. Mais quand je déboulait, j’était au taquet.
Quand avez-vous commencé a perdre un peu de plaisir, à justement avoir le sentiment d’aller à l’usine ?
J-Jamais, l’usine, tu coupe de la viande, nous on n’a jamais fait ça…
KS-Même aujourd’hui, si on a pas envie de venir en répète, on vient pas. Va dire ça à ton patron…
Sur les 4 albums que vous avez enregistrés, lequel a été le plus important pour vous ?
KS-Le premier n’est pas mal pour des mecs qui savaient pas faire de la musique. Le deuxième, c’est la confirmation, le troisième, il nous fait exploser…
J-…et le quatrième, c’est le plus abouti, à un moment où tout le monde nous attendait. Je crois que c’est la première fois qu’on avait le sentiment d’avoir fait un truc bien, d’être assis sur notre cul.
Avoir des tubes comme La Fièvre, ça vous a gênés à l’époque ?
KS-Pas du tout, celui qui te dit que ça le gêne il te dit n’importe quoi, sauf peut-être s’il a vraiment fait de la merde. Mais nous, c’était des chansons pas évidentes. Tout n’est pas si facile, c’est un hit, et au départ, ça n’a pas la tronche d’un hit, je trouve, on raconte notre vie sur un truc lent.
J-Pareil pour Ma Benz. Quand on l’a fait écouter à Skyrock, les mecs nous ont dits qu’ils ne comprenaient pas un mot. Normal, c’était une chanson qui était faite pour vérifier si la sono dans ma voiture était bonne. Alors bon…
Qu’est-ce qui vous a fait vous séparer ?
KS-On en avait marre. On ne s’entendait plus trop. On avait fait le tour, on était ensemble depuis 1983.
C’était dur ? Joey, tu dis que quand tu as compris que NTM c’était fini, tu as passé une semaine a fumer du freebase ?
J-Ouais, ça me ressemble assez ce genre de choses… On avait vécu une aventure de plus d’une décennie. Et quand ça s’arrête, ben ouais, ça fait mal au slip.
Et comment vous êtes-vous retrouvés ?
J-La faute à Farran, notre manager.
C’est lui qui vous a appelés ?
KS-Pendant le choix des titres de notre best-of, il nous a proposé de faire Bercy. Et des deux côtés on avait envie de remettre le couvert.
J-Surtout de remettre le couvert avec le côté faste, tout de suite. Au départ, on voulait juste faire un Stade de France, et puis on se retrouve avec cinq Bercy et une tournée des Zénith sur les bras. En plus, on était sur scène l’année dernière tous les deux, donc la dynamique existait.
Est-ce que le climat politique créé par l’arrivée de Sarkozy au pouvoir vous a aussi donné envie de revenir ?
KS-Ce n’est pas LA raison. Mais on revient et on a des choses à dire, oui. Tu t’imagines bien que si NTM revient, c’est pas pour rien dire sur Sarkozy. On veut bien en parler en interview, mais comme on dit souvent, nos réponses sont dans nos paroles de nos chansons. Et nos paroles sont assez actuelles, je trouve. On a malheureusement pas été assez visionnaire.
J-Les choses n’avancent pas.
KS-Elles reculent, même. J’ai l’impression que les classes populaires sont beaucoup plus dans la merde qu’il y a 15 ans. Pour certains c’est du sous-sous-prolétariat.
Vous pourriez refaire un album ?
KS-Pour l’instant c’est un retour sur scène. Avant de décider de remonter sur scène, on bossait chacun de notre côté sur un album. Donc on verra après pour la suite. On fera rien à la va-vite.
Est-ce qu’il vous a fallu du temps pour vous retrouver ?
KS-Non, en dix minutes.
J-Bam. La musique, c’est magique.
C’était où vos retrouvailles ?
J-Dans un restaurant, avec Farran. C’est lui qui avait tout organisé.
C’était émouvant ?
KS-C’était assez « émotionneux », ouais.
Physiquement, vous aviez changé ?
J-Non, pas trop, les rides, un peu. Quand je l’ai vu, je me suis dit que c’était toujours le mec qui habitait en résidence, quoi.
KS-Et lui il était toujours aussi grand, vachement grand. Avec peut-être un peu plus de bide.
Dernière modification par Gosto91 (11-09-2008 21:59:874)
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merci a toi ![]()
Pas trop mal aux doigts ??![]()

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Merci beaucoup ![]()
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J'aurais pas eu le courage de le faire lol, merci a toi
je l avais deja lu en kiosque vite fait .

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Merci , Merci,
moi je dit un 5ieme album cest sur et certain^^![]()
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Avec eux, jamais rien n'est sur et certain
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merci mec !


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merci
et bravo ![]()

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merci bon je l'ai acheté mais c'est du boulot d'avoir tout recopié
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merci cé sympa
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merci tu as assuré
sympa l'interview !
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